Les pygmé es aka et les pygmé es aka, qui parlent respectivement une langue oubanguienne et une langue bantoue et qui sont gé ographiquement sé paré s par plusieurs centaines de kilomè tres, auraient passé une pé riode de vie commune où ils formaient un peuple unique. On note aujourd'hui dans les deux langues un vocabulaire commun qui constitue le substrat de la langue commune disparue. Cependant, les é tudes lexicographiques é tant jugé es insuffisantes pour dé montrer le rapprochement entre deux langues, l'autrice aborde ici, dans une perspective structuraliste fonctionnaliste, la situation phonologique et morphosyntaxique du aka. Elle met en é vidence son caractè re isolant, qui justifie son appartenance aux langues oubanguiennes. Cette description constitue une é tape né cessaire à la recherche comparative entre le aka et l'aka de Centrafrique. Par cette analyse, elle ouvre des perspectives qui permettraient de dé gager les similarité s entre ces deux langues pygmé es.