L''auditorium de Dijon va sur ses vingt ans. L''acoustique est enfin au point, les grands orchestres y déploient leur faste, mais les petits ensembles sont brimés ; la danse est un parent pauvre ; quant à l''opéra, le directeur Laurent Joyeux cherche à le dépoussiérer. La longue salle limite le contact avec le plateau et le rituel du concert n''est pas égayé. Les désirs du public sont ignorés. L''auteur s''adresse à l''Opéra de Dijon pour lui insuffler une vie qui se fait attendre.