Villages brûlés, superstitions, pillages, réquisitions, incendies, épidémies, famines, passages de soldats venus de toutes les nations, déserteurs et brigands. . .
Le petit village de Faldt tente de survivre dans ce chaos.
Entre 1617 et 1647, la guerre ravage la Lorraine. Certains villages disparaissent totalement; d'autres perdent plus de la moitié de leur population. Faldt, lui, en perd quatre-vingt pour cent.
Mercenaires, rôtisseurs, curés, guérisseuses, sorcières, Français, Suédois, Allemands, Croates, Hongrois, seigneurs locaux impuissants . . . tous passent par le Warndt, s'y mêlent, s'y affrontent et s'y entretuent.
Pourtant, au milieu des ruines, quelque chose résiste encore.
La solidarité paysanne, l'attachement à la terre et l'identité mosellane deviennent les ferments d'une nouvelle foi en la vie et en l'avenir. Dans la souffrance naît un homme nouveau: le survivant.
Un ancien texte rédigé en vieux Platt du Warndt, traduit en français en 1852, refait surface cent ans plus tard.
A travers ce manuscrit oublié, C. M. S. rappelle à notre mémoire Catherine, l'héroïne du village, ainsi que les familles qui participèrent à la reconstruction d'une société plus unie, plus fraternelle, plus humaine tout simplement.