On sait que le cycle indole du résidu tryptophyle, qui présente la plus forte hydrophobicité parmi les acides -aminés naturels, fournit un microenvironnement hydrophobe permettant la liaison spécifique de molécules, le transfert d'électrons dans les voies métaboliques, ou encore l'action de cofacteurs dans les métalloprotéines, etc. De nombreux dérivés de l'indole sont connus pour être des médicaments, tels que l'indométacine, l'ergotamine, le frovatriptan, l'ondansétron, parmi tant d'autres. D'autre part, divers complexes de palladium sont connus pour être des catalyseurs très utiles dans les synthèses organiques impliquant la formation de liaisons C-C et l'activation de liaisons C-X. La plupart de ces réactions ont été considérées comme se déroulant via des intermédiaires Pd-C, et de nombreux complexes Pd-C ont été développés à ce jour, permettant de mieux comprendre les mécanismes de réactions catalytiques utiles. Dans cette optique, le présent article se concentre sur la caractérisation des complexes Pd(II) comportant un fragment indole, en particulier la formation de la liaison carbone Pd-indole et les réactivités des complexes Pd-indole.